Départ pour…

Ce texte répondait à un exercice que m’a imposé Venise
Ça m’a inspiré pour retrouver la mémoire de ce qui fut mon départ le plus important, il y a de ça quelques années. Entre fiction et souvenir…

Départ pour Nantes, 14h10, Voie 9.

On y est, il est temps de partir.

Cette destination, cette nouvelle vie, je l’ai choisie, j’en ai besoin. Je sais bien sûr ce(ux) que je laisse.

Mais j’ai besoin de savoir…

Savoir d’abord si je pourrais m’en sortir seul, certains ne quittent le cocon que lorsqu’ils en ont trouvé un autre. Moi, je vais essayer de me créer le mien. Rien ne me pousse à le faire, j’ai largement de quoi faire ici, et pourtant… Il y aura tout à faire, je ne connais personne là-bas, les amis, les habitudes… Mais ce n’est peut-être que livré à soi-même que l’on apprend réellement à se connaître.

Savoir ensuite si l’herbe est plus verte ailleurs. De notre région parisienne, on n’en sait finalement que très peu sur les autres régions, pourtant si riches dont regorge notre pays. A part ce que veulent bien nous en montrer les médias. Avant de savoir où bâtir sa vie, ne devrait-on pas d’abord visiter plusieurs terrains ?

J’ignore tout de ce qui m’y attend. Le climat ? Pleut-il vraiment tant qu’on le dit en Bretagne ? Et Nantes, est-elle réellement en Bretagne d’abord ? On oppose souvent Paris à la province en prétextant qu’à Paris, au moins, on y trouve tout. Mais que manque-t-il ailleurs ? On nous parle aussi du “Grand Air”, j’espère pouvoir en respirer un peu…

Bien sûr, il y a tout ce qui reste à Paris…

La maison, celle dans laquelle j’ai grandi et qui reflète tant de souvenirs. Je ne la quitte pas pour de bon, mais sera-t-elle encore “Ma maison” ?

Les amis, déjà quelques uns ont quitté la région, d’autres resteront ici. La distance filtrera certainement avec le temps, j’espère au moins garder les plus proches…

La famille, elle, sera toujours là. Je ne m’en fais pas. Pour elle, les kilomètres ne compteront pas, dans un sens comme dans l’autre. Je souhaite juste que ça sera le plus souvent possible…

Et il y a elle. En la laissant sur le quai je sais que je signe la fin de nous. On fait comme si ça tiendrait, et on l’espère sincèrement, mais nous commençons tous deux un nouveau chapitre, où l’un comme l’autre ne serons que des touristes dans nos vies mutuelles… Mais n’est-ce pas un risque à prendre ?

La sonnerie du train retentit, il est temps de se dire au revoir… Je l’embrasse une dernière fois, et même si on se reverra, celui-ci sonne comme un adieu.

Le train démarre, et je vois la ville s’éloigner… Le cœur se resserre tout le temps que la ville est encore visible.

Passés ces quelques kilomètres, je l’aperçois enfin, le champ… Le champ des possibles.

Alors tout se relâche, je prend une grande respiration et me mets finalement à rêver.

À ma nouvelle vie.

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Un commentaire

  1. Ah tiens, tu as copié pour le fiction/réalité ^^

    Et d’habitude, les gens font l’inverse : ils vont de la Province à Paris, fada, va !

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